Animation

Jeux avec les enfants
Album : Jeux avec les enfants
Jeux réalisés avec les enfants dans le cadre du projet sur l'autonomie.
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LE PROJET 

 

Dans le cadre de la formation BPJEPS LTP, j’ai réalisé un projet d’animation en direction d’enfants d’un ALSH/ACM de Marseille.

emoticone Objectifs éducatifs

Ce projet d’animation a été fondé sur les grandes lignes du projet éducatif de la Mairie et centré sur quatre idées principales :

  • Contribuer à une démarche de connaissances et d’appropriation du territoire,
  • développer le bien-être de l’enfant en favorisant les rencontres et le partage,
  • Permettre la construction de la personnalité de l’enfant en développant son ouverture d’esprit, sa propre réflexion en lui donnant le sens des valeurs morales,
  • Permettre à l’enfant de prendre sa place dans la société par la découverte de sa ville et de son actualité et de ses potentialités tout en l’amenant à l’autonomie.

Le projet a repris également un objectif fondamental du projet pédagogique de l’ACM qui prônent l’autonomie des  enfants par la découverte de leur territoire.

L’objectif éducatif du projet d’animation était d’amener les enfants de 8 à 11 ans de l’ACM dans une démarche de connaissance et d’appropriation de leur territoire afin de favoriser leur autonomisation, facteur important du développement de la personne.

Ce projet devait contribuer également à une démarche de coopération entre les enfants, dans le but qu’ils soient solidaires des décisions groupales et les mettent en action.

La vie de l’enfant étant rythmée par sa croissance, sa vie familiale, sa scolarité et ses activités de loisirs, l’essentiel de la démarche avait pour but de répondre aux attentes des enfants dans une dimension :

  • Ludique : les enfants créent leurs itinéraires et invitent leurs camarades de l’ACM moins âgés (6-7 ans) sur le parcours désigné pour la mise en œuvre de la sortie. Ils participent à un parcours d’orientation.
  • Sociale : les enfants définissent et choisissent ensemble leurs itinéraires.
  • Pédagogique : ils appliquent des méthodes techniques, mathématiques, logiques, etc. telles que proposées dans les nouvelles pédagogies.
  • Educative : ils respectent les lois et les règles, de la collectivité, du code de la route, etc.
  • Psychologique : ils sortent de leur contexte et espace quotidien. Ils sont acteurs, explorateurs et guides de leurs mouvements.

emoticone Buts

Les buts du projet étaient que les enfants de 8 à 11 ans de l’ACM puissent : se repérer sur leur territoire de vie, se déplacer en semi autonomie, développer leur appétence de la découverte du monde environnant.

C’est dans cette perspective et dans la cohérence des objectifs éducatifs de ma structure que s’inscrivait mon projet d’animation.

emoticone Objectifs pédagogiques

L’enfant doit se positionner comme un « explorateur-acteur » à part entière de son quartier, de son arrondissement, de sa ville. A partir d’activités/sorties choisies par le groupe enfants, de jeux de repérage et de parcours d’orientation, les objectifs pédagogiques devaient leur permettre de :

  • Découvrir leur territoire géographique.
  • Se déplacer et s’orienter sur leur territoire de vie.
  • Découvrir d’autres territoires.
  • Prendre des initiatives et des responsabilités collectivement.
  • Echanger dans le respect de chacun.

Ce projet prévoyait 2 modules de 4 séances. Un module proposé en mai/juin et un en septembre/octobre (hors grandes vacances), de façon à ce que les objectifs soient efficients, cohérents et évaluables.

emoticone Objectifs opérationnels et comportementaux

Découvrir leur territoire géographique :

  • Lire le plan de la ville de Marseille et de la RTM.
  • Identifier sur le plan les différents arrondissements.
  • Estimer à l’aide de l’échelle les distances.
  • Savoir lire un index et une légende.

Se déplacer et s’orienter sur leur territoire de vie :

  • Situer sur le plan les lieux fréquentés quotidiennement.
  • Indiquer les lignes de métro.
  • Guider le groupe dans la conduite d’un itinéraire.
  • Participer à un parcours d’orientation.

Découvrir d’autres territoires :

  • Repérer les lieux du patrimoine culturel de la ville.
  • Se rendre sur les sites proposés dans le cadre d’activités-sorties.
  • Participer à un jeu d’orientation.

Prendre des initiatives et des responsabilités collectivement :        

  • Trouver les trajets et transports adéquats pour faire une sortie.
  • Préparer un parcours concret pour se diriger.
  • Respecter le trajet prévu.

Echanger dans le respect de chacun :

  • Estimer ensemble les distances.
  • Comparer les différents moyens de transports.
  • Décider collectivement de l’itinéraire à emprunter.

  • Etre capable de se débrouiller tout seul.
  • Être capable d’aller vers l’autre pour formuler une demande.
  • Savoir se concentrer.
  • Savoir terminer ce que l’on a commencé.
  • Savoir réviser ses jugements.
  • Savoir respecter les règles.

 

emoticone Public du projet : les enfants de 8 à 11 ans

La période située entre 8 et 11 ans, marque un grand progrès dans la socialisation et l’objectivation de la pensée chez l’enfant. Pour Jean Piaget, c’est la période opératoire ou des opérations concrètes[1]. L’enfant devient capable de prendre en compte le point de vue de l’autre, d’en coordonner plusieurs et d’en tirer des conclusions qui lui sont propres. Il devient aussi capable d’opérations mentales, c’est-à-dire d’actions intériorisées et réversibles. Pour Piaget, la période des 9-12ans est celle des hypothèses et des déductions (hypothético-déductive), de « la logique des possibles ». Les problèmes sont intellectualisés, l’enfant devient participant à la société.[2]

Les enfants de cet âge ont besoin d’exploiter leurs nouvelles possibilités physiques et intellectuelles. Ils ont besoin de s’associer et de se confronter aux autres et à l’environnement pour se situer. Le temps, l’espace, la notion de territoire s’intensifient, individuellement et en groupe. Les enfants s’intéressent aux matières telles que l’histoire, la géographie, et possèdent des capacités nécessaires pour la grammaire et les mathématiques. Ils ont une très grande curiosité et ouverture sur le monde. Les activités collectives sont importantes, sans négliger celles individuelles. Pour l’enfant, c’est une période d’adaptation où il trouve des raisons personnelles d’agir en rapport avec son environnement. Il vit de plus en plus à l’extérieur du groupe familial et le « groupe copains » prend de l’importance. C’est aussi la période de la socialisation[3] par le jeu, essentielle dans le développement de l’enfant, dans l’apprentissage des règles, des codes, de les respecter et les transgresser.

Le projet d’animation proposé concernait 12 enfants accueillis les mercredis : 6 filles et 6 garçons

 

 


 

[1] PIAGET J., psychologue, « Mes idées » , 1973 traduit en français en 1977, Denoël Gonthier,  p. 77.

[2] PIAGET J., psychologue, « Le jugement et le raisonnement chez l’enfant », 1993, Delachaux et Niestlé, p. 192-193

[3] PIAGET J., psychologue, « Psychologie et éducation », 1969, Denoël, p. 241-245.

 

emoticone Les séances d’animation

Le projet était organisé en deux modules, un premier en mai/juin, l’autre en septembre/octobre, en raison de l’absence de certains enfants participant pendant les grandes vacances. Les 2 modules comprenaient 4 séances d’activités, découpées en plusieurs séquences. Ces modules privilégiaient l’apprentissage de l’utilisation des transports en commun, de cartes et plan du métro, ainsi que le respect des règles de circulation et de sécurité sur la voie publique. Les enfants devaient être incités à questionner des usagers afin de recueillir les renseignements utiles aux réponses et établir un contact original avec la population. Ils devaient également prendre des décisions en groupe pour développer l’esprit d’équipe. Ils redécouvraient leur ville au travers d’un parcours thématique en s’impliquant dans leur déplacement.

Ces deux modules tendaient à  s’articuler de façon à qu’il y ait une « progression pédagogique », en trois phase :

  • La phase de contact, dite de sensibilisation : moment où le public prend contact avec la thématique et le cadre de l’activité. Cette phase a pour but de « donner envie » aux enfants de découvrir de nouveaux territoires.
  • La phase de découverte, dite d’apprentissage : moment où le public acquiert des connaissances, du vocabulaire spécifique à l’activité.
  • La phase de retransmission : cette étape devra être valorisante pour le public, et devrait lui permettre de clarifier ses acquis.

Les activités ont été proposées sous forme de jeux, « d’aventure », « d’exploration » à vivre entre eux pour leur faire apprécier le plaisir de la découverte et l’acquisition de savoirs. L’objectif était aussi de favoriser l’apprentissage autonome tout en donnant une dimension collective aux activités mises en place. De créer les possibilités de réinvestissement des compétences et des connaissances acquises et les valoriser dans la vie sociale des enfants, comme le préconisent les méthodes actives de la pédagogie. Les enfants pouvant ainsi observer, pratiquer, se questionner, rechercher, émettre des hypothèses, rencontrer des personnes ressources, s’ouvrir au monde.

 

 

Rire Dispositif pédagogique

« S’appuyer sur l’espace public, et donc le quartier, le village, la ville … »

disait C. Freinet[2]

Pour le projet d’animation, et afin que l’acquisition de l’autonomie relative dans les déplacements s’envisage de façon progressive, plusieurs approches et méthodes pédagogiques[3] devaient être interpellées. Dans un premier temps, la partie théorique inspirée de la pédagogie traditionnelle[4].

Néanmoins, et modestement, c’est le concept de pédagogie active[5], initiée par Célestin Freinet qui tendait à être privilégié dans les 2 modules, ainsi que la pédagogie de découverte, puisqu’elle se base sur l’autonomie du public, la notion de sens, la motivation, de façon collective ou individuelle et qu’elle vise à apporter les conditions nécessaires à l‘enfant de s’exprimer selon sa propre nature.

Comme le disait Maria Montessori[6], il faut laisser l’enfant faire tout seul, “Aide-moi à faire seul”. L’important est tout ce qui met l’enfant en contact avec la réalité et autorise son expérience, lui apporte l’intelligence des choses, éloigne la peur, lui apprend la prudence. M. Montessori préconise un environnement qui va permettre à l’enfant de conquérir sa liberté.

Dans le projet d’animation, l’accent a été porté sur la mise en place d’un environnement facilitateur, l’extérieur, le territoire, espace d’autonomisation et d’initiative. 5, 6 sur l’échelle de Hart.[7]

Les méthodes suggérées ont également pris en compte une contradiction fondatrice du discours pédagogique, d’après Philippe Meirieu[8] :

« Tous les élèves peuvent apprendre » Principe d’éducabilité[9]

« On ne peut contraindre un élève à apprendre » Principe de liberté[10]

            « On ne fait pas boire un cheval qui n’a pas soif », disait C. Freinet

emoticone Rôle de l’animateur

L’animateur, tantôt acteur tantôt auditeur/observateur, a du laisser au fil des séances les enfants se responsabiliser et s’autonomiser tout en restant présent et disponible. Il a pu au besoin impulser une dynamique, ou avoir un rôle de médiateur en cas de désaccord. Il a travaillé à laisser une grande place à l’initiative dans la mesure de ses responsabilités et des limites du projet.  Il a été à leur côté pour les rassurer, les guider, garant tout au long du projet de la sécurité des enfants.

 

 

 


 

[2] Source www.silapedagogie.com http://www.silapedagogie.com/freinet.htm

[3] « On appelle méthode en pédagogie, une certaine manière définie et réfléchie d’éduquer », PALMADE G., « Les méthodes pédagogiques », Que sais-je ? p. 3

[4] PALMADE G., « Les méthodes pédagogiques », Que sais-je ?, PUF, 1953, p. 47-5

[5] PALMADE G., « Les méthodes pédagogiques », Que sais-je ?, PUF, 1953, p. 91-94

[6] Source www.silapedagogie.com http://www.silapedagogie.com/maria_montessori.htm

[7] Echelle de Hart en  annexe

[8] MEIRIEU P., www.meirieu.com, http://www.meirieu.com/DICTIONNAIRE/educabilite.htm

[9] MEIRIEU P., support de cours, « Le choix d’éduquer – éthique et pédagogie », Paris, ESF 1ère édition, 1991

[10] « Toute éducation peut échouer parce que celui qu’on éduque est une homme libre, dont le pouvoir de dire non est sacré » – REBOUL O., « Le langage de l’éducation », 1984, PUF,  p. 156

emoticone Dispositif d’évaluation

Evaluer pour prendre la leçon du terrain pour faire mieux, pour permettre de se distancier des actions menées et d’interroger le sens pour réajuster les objectifs. Aller vers une meilleure efficacité, construire sur du long terme et apprendre la modestie.

Dans le projet d’animation, deux aspects devaient particulièrement être évalués :

 

  • l’investissement personnel des enfants en matière d’autonomie dans leurs déplacements et leur envie de découvrir la ville,
  • l’implication, la motivation et la coopération des enfants  dans les activités jeux proposés au cours des deux modules.

Dans le cadre de l’avant projet, une discussion collective a été organisée afin d’appréhender leur vision du territoire, et notamment de leur territoire. Un questionnaire relatif à leur relation à la marche leur a été communiqué en avril afin de connaître leur ressenti à ce sujet (intérêt, plaisir, obligation).

La séance du 6 mai devait permettre, outre de poser des points d’ancrage théoriques obligatoires dans leurs savoirs, de réajuster en fonction de leurs connaissances et de leurs appétences, les prochaines séances. Ce temps mettait également en évidence les régulations nécessaires à l’animateur en matière de pédagogie et de comportement.

La séance du 10 juin devait être évaluée de façon sommative et implicite par l’implication du groupe-enfants à rechercher et trouver les énigmes disséminées dans le parc, et ce de façon collective et concertée.

La séance du  24 juin, elle, évaluée, de façon formative explicite. En effet, au préalable, les enfants ont été informés à partir des séances antérieures, ils étaient maintenant en mesure, à l’aide d’outils (plans, etc.), de se repérer, de se diriger et de trouver un endroit spécifié  en coopération et semi autonomie. L’animateur n’étant présent, outre ses fonctions d’adulte responsable de la sécurité, qu’à seul fin de rassurer les enfants, surtout dans le cas de mauvaise décision ou de désaccord.

La séance du 16 septembre devait servir à reposer les objectifs du projet d’animation, à discuter avec les enfants de leur vécu concernant les 4 séances préalables, et ce avec le recul de deux mois de vacances scolaires. Ce temps avait pour objectif de récolter leurs souhaits quant aux 3 prochaines séances, de redéfinir des objectifs plus prépondérants et de réajuster les méthodes et les activités, de les impliquer concrètement à leur organisation.

La séance du 30 septembre devait utiliser une méthode d’évaluation formative implicite basée, comme pour la séance du 10 juin, sur la motivation des enfants à organiser et à résoudre des énigmes plus difficiles en prenant en considération la notion de décision collégiale. 

La séance du 28 octobre, dernière du projet d’animation, organisée en deux groupes d’enfants et évaluée de façon complexe, à savoir un bilan reprenant les données quantitatives et qualitatives du projet, et notamment les objectifs comportementaux.

 

LES AUTRES ACTIVITES MISES EN PLACE

 

Les activités impulsées se sont portées sur la pratique de divers sports, sports d’équipe au plateau sportif du Pharo, initiation aux arts martiaux au centre sportif Velten, à la pratique de sports nautiques avec l’association Acess, à l’accrobranche à Pastré.

Les enfants ont pu rencontrer, à leur demande, les joueurs de l’équipe de l’OM, et faire une visite du stade Vélodrome.

Des grands jeux ont également été organisés dans le cadre de chasses au trésor, de jeu de repérage visuel, de jeuxde coopération, au parc Longchamp, à Borely, au 26ème Centenaire, au parc Valmer, au Pharo, au Parc des Bruyères

Des activités manuelles autour du recyclage, par exemple, ont au lieu en collaboration avec le Plasticien intervenant pour la Mairie comme un conteneur de bouteille en plastique réalisé par les enfants en forme de crocodile.

Les enfants de 9 à 11 ans ont également participé à des parcours d’orientation à Marseille et ont pu réaliser eux-mêmes leur itinéraire.

Une kermesse a été organisée par eux à l’attention des enfants des deux autres ALSH.

Une grande fête a eu lieu où les parents ont été conviés.

Pendant le mois de juillet, les enfants ont participé en tant qu’acteur à une comédie musicale avec les deux autres centres du Premier Secteur.

Une large place a été donnée aux activités extérieures sur Marseille ou en dehors, comme une journée au lac des Vannades.

Les objectifs du projet pédagogique : la découverte, l’appropriation et le réinvestissement ont été développés dans le cadre des activités.

 

 

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